Histoire

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Les femmes ophtalmologistes : une histoire encore mal connue – 2ème partie. De l’après guerre à nos jours

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Encore très peu nombreuses avant les années 1950, les femmes ophtalmologistes représentaient en France, en 2016, 44% des effectifs de la spécialité, soit 2615 sur 5927. Parmi elles, de nombreuses grandes figures ont marqué l’histoire de la discipline, dans l’Hexagone comme dans le reste du monde.

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Les femmes ophtalmologistes : une histoire encore mal connue – 1ère partie. Le temps des pionnières

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Arrivées beaucoup plus tardivement que les hommes dans le monde de l’ophtalmologie, les femmes restent souvent oubliées de l’histoire de la spécialité, alors que leur contribution médicale et scientifique n’a cessé d’augmenter au fil des décennies. Mais il aura fallu, pour cela, que des « pionnières » ouvrent la voie pour s’imposer dans un domaine alors exclusivement masculin.

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Vienne : Les ophtalmologistes sous les arcades de l’université

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Parmi les nombreuses universités européennes qui honorent leurs grands professeurs par des bustes et des statues, celle de Vienne est sans doute celle qui en possède le plus. Sous les somptueuses arcades de son bâtiment historique, plus de 150 de ses enseignants sont ainsi immortalisés, avec parmi eux quatre ophtalmologistes : ils rappellent que c’est dans la capitale autrichienne que l’ophtalmologie devint, pour la première fois au monde, une spécialité à part entière.

Médecin, chirurgien et philosophe, Joseph Beer obtint en effet, en 1812, l’autorisation d’ouvrir à l’hôpital de
Vienne une clinique exclusivement dévolue aux maladies des yeux, et d’y assurer un

enseignement spécifique, élevé en 1818 au rang de chaire universitaire. La clinique de Beer attirera des médecins et des étudiants de toute l’Europe, dont beaucoup s’inspireront de cet exemple pour créer à leur tour des cliniques spécialisées, en particulier en Allemagne, en Angleterre et en Italie.

En 1884, l’Université s’installa dans de nouveaux bâtiments, le long de la prestigieuse «Ringstrasse» alors en plein percement. L’architecte Ferstel conçut un immense palais de style Renaissance, organisé autour d’une vaste cour centrale bordée d’une arcade. L’Université décida de rendre hommage à ses maîtres les plus illustres en plaçant leurs bustes sous ces arcades et en encourageant la réalisation de nouvelles statues. Le choix des lauréats de marbre et de bronze obéissait à des règles strictes : il fallait que le professeur soit mort depuis au moins cinq ans, mais aussi… que les statues ne coûtent rien à l’Université. Pour cette raison, toutes les œuvres ont été financées par les disciples, les élèves ou les familles des professeurs concernés.

En quelques années, la collection de statues dépassera la centaine, et continue à progresser, même si le rythme s’est considérablement ralenti après 1950. Aujourd’hui, la galerie honore 154 professeurs, dont 53 médecins. Les quatre ophtalmologistes voisinent avec des personnalités aussi illustres que les physiciens Christian Doppler et Erwin Schrödinger ou, chez les médecins, le chirurgien Theodor Billroth, l’hématologue Karl Landsteiner et, rajoutés plus tardivement, Ignaz Semmelweis et Sigmund Freud.DSCN488Mauthnerbuste (2)bustedecoupe

Le premier des ophtalmologistes à trôner dans la galerie est sans doute l’enseignant dont le professorat aura été le plus court… puisqu’il aura duré moins d’une nuit. Ludwig Mauthner, né en 1840 à Prague, était considéré comme un «génie» par ses confrères, mais dut pourtant attendre très longtemps avant que le prestigieux poste de professeur ne soit vacant. Il sera finalement nommé le 19 octobre 1894… et décèdera la nuit suivante d’une crise cardiaque. Son buste en marbre, complété par un médaillon en bronze représentant la guérison  de l’aveugle Tobie, évoque un homme attachant, à la vive intelligence. Il fut financé par son épouse et, comme tous les bustes de scientifiques juifs, échappa de peu à la destruction lors de l’Anschluss de 1938, avant d’être restauré puis replacé dans la galerie après 1945.

Les trois autres ophtalmologistes de la galerie sont honorés non par des bustes, mais par des bas- reliefs. Eduard Jaeger (1818-1884) était le petit fils de Beer, lequel ne possède pas de statue, car mort bien avant cette «vogue» des bustes de grands professeurs. Son père, Friedrich Jaeger, gendre de Beer, fut lui aussi l’un des grands opérateurs de son temps, mais ne fut pas professeur, car il dirigeait alors les services d’ophtalmologie de l’Académie Médico Chirurgicale, qui formait depuis 1784 les médecins militaires hors du cadre universitaire. On lui doit notamment un imposant atlas d’ophtalmologie et des travaux anatomiques. Ferdinand von Arlt (1812- 1887), enseigna quant à lui à Prague, puis à Vienne pendant près de trente ans. Il laisse lui aussi des manuels considérés comme des classiques, avec notamment des travaux sur les amétropies.

Ces deux oeuvres furent financées par l’un de leurs successeurs, Ernst Fuchs, qui les fera réaliser en 1896 pour Arlt, et en 1910 seulement pour Jaeger. Né en 1851, Fuchs est le fondateur de l’anatomie pathologique en ophtalmologie, et publia aussi de nombreux ouvrages fondamentaux. Il meurt en 1930 et ce sont les deux services universitaires d’ophtalmologie qui financeront en 1951 la réalisation de son bas-relief en marbre blanc.

Tous les grands ophtalmologistes viennois n’eurent pas l’honneur d’une statue, même si plusieurs d’entre eux l’auraient mérité, à l’image de Karl Köller (1857-1944), qui introduisit notamment l’usage de la cocaïne pour les anesthésies locales, alors une véritable révolution thérapeutique. Il dut en effet quitter l’Université en 1889 après s’être…battu en duel, et mènera ensuite une carrière brillante aux Etats-Unis.

Denis Durand de Bousingen

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Albrecht Von Graefe, la carrière fulgurante d’un prince de l’ophtalmologie

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Opérateur hors pair et pionnier de la chirurgie du glaucome, Albrecht von Graefe révolutionna l’ophtalmologie allemande du milieu du XIXe siècle, et fit de Berlin l’une des capitales mondiales de la discipline, avant d’être emporté par une maladie pulmonaire à 42 ans seulement. Aujourd’hui encore, sa ville natale lui rend hommage à travers de nombreux souvenirs et plusieurs monuments.

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1990-2015 : les ophtalmologistes au tournant du millénaire

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Marquées par le renforcement des politiques de maîtrise des dépenses de santé, contre lesquelles les ophtalmologistes ont souvent dû se mobiliser pour assurer l’avenir de la spécialité, les dernières années du XXeme siècle annoncent aussi les défis du nouveau millénaire, notamment en matière de démographie ou d’évolution des modes d’exercices professionnels.

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Les années 70 et 80 : nouveaux champs d’activité et nouveaux combats

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En janvier 1970, « l’Ophtalmologiste français » cède définitivement la place à « l’Ophtalmologie française » dont le premier numéro, aux teintes hésitant entre le kaki et l’olive, ne se distingue pas seulement par ses nouvelles rubriques et sa nouvelle formule : en ce début des années 70, les ophtalmologistes se battent farouchement contre un projet de directive européenne qui souhaite confier l’ensemble de la réfraction aux opticiens-optométristes, sans aucune obligation de prescription médicale préalable…

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Oculiste FR

Des années cinquante à 1970 : le temps de l’expansion

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Bien qu’il renaisse dès l’été 1945, le syndicat doit attendre plus d’un an avant de pouvoir republier un journal, en raison des pénuries chroniques de papier dans le pays. Le Bulletin reparaît enfin dans une nouvelle livrée vert pâle, et prend le titre de «l’Oculiste français», avant de devenir «l’Ophtalmologiste français» en 1959.

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1920-1939 : conventionnement, tarifs et syndicats : rester libre ou s’affilier?

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Au lendemain de la Grande Guerre, les gouvernements successifs réfléchissent à l’instauration d’une assurance maladie pour tous les Français. Les ophtalmologistes se montrent divisés sur le sujet, d’autant que leurs premières expériences avec les « tarifs conventionnés » sont loin de les avoir enthousiasmés.

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